Nous prenons la route, après le petit déjeuner, pour notre premier jour de marche. Nous sortons assez rapidement de la ville d Otavalo. Une fois la Panamericaine traversée nous passons tout d abord des villages ou les habitants sortent a leur porte, intrigues, ils nous indiquent le chemin vers la Laguna Mojanda : lac vers lequel nous nous dirigeons. Petit a petit nous nous enfonçons vers la foret et les aboiements des chiens sont remplacés par le bruit des feuilles sous le vent et par le chant des oiseaux bien plus agreable.
Plus tard l´orage gronde au loin et nous essuyons notre première averse. Le terrain devient glissant d´autant plus que nous devons gravir près de 900 mètres de dénivelé et que nous n´avons pas trouve notre itinéraire. Nous suivons un chemin plus ou moins parallèle (nous le retrouverons plus tard).
Nous arrivons a la Laguna Mojanda en fin de journée ou nous poserons notre premier campement.
Lundi 11 mars
C est la lumière du soleil qui nous réveil, il est 6h00. Il nous faut près de 2h30 pour nous préparer :
- Allumer le réchaud
- Faire bouillir de l eau pour faire cuire des pâtes (1)
- Rouler les tapis de sol et les duvets
- Sécher la tente
- Tout ranger dans nos sacs étanches et faire nos sacs
- Descendre au bord de la lagune pour filtrer l eau de la journée.
Nous reprenons ensuite notre route vers Cochasquis ou nous visitons les ruines d´un site pré-incas.
Apres ces deux premiers jours de marche, pas encore habitues au poids des sacs (env 11 Kg pour Stéphanie et 15 Kg pour Mickaël), nous sommes fatigues et hésitons a partir pour 2 jours supplémentaires. Un groupe d Américains suivant la visite en même temps que nous, nous propose de nous amener a Cayambe prochaine ville de notre itinéraire. Nous passons la nuit dans un hôtel, nous en profitons pour faire notre lessive (a la main bien sur).
Nous nous apercevons vite que notre voyage est physique non seulement par la marche, mais nous devons aussi tout faire a la main : pomper l eau pour la filtrer, essorer les vêtements, rouler bien serre les duvets, ...
(1) Les pâtes sont ce que nous avons trouve de plus pratique, léger a transporter, facile et rapide a préparer elles se conservent bien, ne laissent pas de déchets et surtout elles remplissent le ventre. Quand nous les achetons, nous les vidons dans un sac étanche pour supprimer les emballages.Mardi 12 mars
Ce matin, nous commençons la route en longeant la Panaméricaine sur 2 Km. Nous nous dirigeons vers l obélisque : monument dédié a la ligne de l équateur. Il s agit d une horloge solaire géante située pile sur l équateur : d un cote l hémisphère nord de l autre l hémisphère sud. Notre itinéraire est fait essentiellement de route, nous prenons le bus pour avancer vers des chemins plus sur et agréables. Nous arrivons dans l après midi au village de Oyacachi. En cherchant un endroit pour poser notre tente nous rencontrons Giovani. Il nous propose de dormir dans la maison qu il est en train de construire. En début de soirée nous nous présentons au président de la communauté (Miguel Ascansar) pour obtenir notre autorisation de trekking des prochains jours. Ce soir nous nous endormons prés d un feu de cheminée.
Mercredi 13 mars
Au petit matin, nous reprenons la route en direction de Papallacta. Apres 2 heures de marche le brouillard tombe puis vient la pluie et le froid. Une voiture s arrête a notre niveau et nous propose de nous amener a Papallacta. Nous acceptons.
Jeudi 14 mars
Nous commençons par 5 Km de route avant de rejoindre El Tambo ou nous reprenons les pistes vers une Laguna. Nous devons de nouveau gravir 900 mètre de dénivelé. Au fil de nos pas, le terrain devient de plus en plus boueux, parfois nous nous enfonçons jusqu’au genoux dans la boue. Nous avons les pieds trempes, nous avançons difficilement. Nous ne poserons notre tente qu a la tombée de la nuit.
Journée éprouvante ! Les paysages sont magnifiques.
Vendredi 15 mars
Nous reprenons en direction de Santa Lucia dans les mêmes conditions qu hier. Ce n est qu en fin de journée que le terrain devient plus praticable. Après avoir chercher en vain Santa Lucia, Nous posons notre campement vers 18h00 a 4400 mètres d altitude, après 10 heures de marche. Notre tente est tournée face au volcan Antisana dont nous apercevons le sommet enneige entre 2 nuages.
Samedi 16 mars
Ce matin nous avons eu une belle éclaircie qui nous a permis de faire sécher la tente et nos vêtements. Ce fut de courte durée. Nous reprenons ensuite dans la brume. Dans l après midi l orage gronde au loin puis vient la pluie. Nous décidons de quitter notre chemin pour suivre une route et nous donner la chance de rencontrer un automobiliste (nous n avons vu personne depuis 3 jours). Quelques voitures plus tard, Juan Carlos et sa famille nous prennent en stop et nous conduisent jusqu’à San Rafael aux portes de Quito. Ce soir nous dormons a l hôtel, la gérante nous prête sa buanderie pour que nous lavions nos vêtements.
Un peu plus tôt nous sommes allés au centre commercial San Luis a 10 minutes en bus pour nous ravitailler en pâtes et en biscuits pour les prochains jours. Incroyable, nous sommes passes en 2 heures du désert et l immensité de la montagne a la foule d un complexe commercial ultra moderne.
Dimanche 17 mars
Nous passons près de 3h a sécher nos vêtements au sèche cheveux (1). Le temps est ensoleille et nous décidons de rejoindre le parc national du Cotopaxi en bus. Le Cotopaxi est un volcan célèbre en Equateur. Plus nous nous rapprochons plus le soleil disparaît la pluie fait une nouvelle fois son apparition, je demande donc en cours de route a prolonger le parcours jusqu’à Latacunga : terminus du bus. Il nous en coûtera 1 dollar (2) de plus.
(1) Pour des raisons de place et de poids nous n avons chacun qu 1 pantalon, 2 t-shirt et 1 polaire, nous devons absolument les faire sécher pour les remettre.
(2) En Equateur la monnaie est le US Dollar.
Les voyages en bus sont économiques, quelques centimes pour les trajets courts a 3 dollars pour les trajets les plus longs.
Lundi 18 mars
Avant de reprendre les chemins vers Patate et Riobamba nous terminons de mettre a jour le blog que nous n avions pas pu compléter depuis plusieurs jours. Le temps est gris, nous comptons sur la fin de la saison humide pour avoir de plus en plus de soleil et pouvoir enfin marcher plus comme nous l avions prévu.
Hola !
RépondreSupprimerSuper, on attendait avec impatience vos nouvelles ! Merci pour cet aperçu... je vous emboiterai bien le pas dès le retour du soleil ! Bon courage, bises. Béatrice
coucou les amoureux,jespére que tout va. On n'attend de vos nouvelles, gros kissous.aminata
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