Nous savions que notre voyage serait difficile d un point de vu physique, par moment, mais nous ne pensions pas qu il serait si difficile psychologiquement:
- éprouvant nerveusement par les problèmes du quotidien difficile a résoudre a 9000 kms de chez soi,
- la fatigue des jours qui s accumulent,
- nous ne savons pas a qui faire confiance. Quand nous arrivons a nous faire comprendre, nous recevons beaucoup d informations et il faut savoir faire le tri. Le tri d information nous demande beaucoup de temps et de patiente car il faut penser a rester toujours en sécurité.
Dimanche 31 mars
Apres avoir passe une courte nuit en bus nous arrivons ce matin a Zumba vers 5h00. Nous pensons attendre l ouverture des guichets pour nous renseigner sur la suite de l itinéraire. Plusieurs personnes nous conseillent de prendre le bus de 7h00 pour La Balza : ville frontalière. Nous suivons leurs indications. Une fois a la Balza, le bus nous dépose a la frontière il ne nous reste plus qu a traverser a pied le pont enjambant la rivière "Rio Canchis" marquant la frontière avec le Pérou. Nous réglons les formalités administratives en 1h30, l agent des services de l immigration n est pas des plus réactif, mais nous donne tout de même notre visa pour 6 mois, c était ce que nous espérions.
Nous changeons les 20USD qu il nous restent et prenons une voiture pour 1h30 de trajet vers San Ignacio.
La nous pensons trouver un terminal de bus pour aller a Cajamarca... (suivant ce que l on nous avait dit...). Nous rencontrons deux Européennes qui sont ici en volontariat, leur accompagnateurs, sur d eux, nous disent " prenez un combi (sorte de van) pour Jaen plutôt que Chiclayo, c est moins cher et plus rapide : la bas vous pourrez prendre un bus pour Cajamarca" : C est ce que nous faisons.
Apres 3 heures de voyage en combi dans un milieu chaud, humide et poussiéreux nous arrivons enfin a Jaen. Nous rejoignons a pied le terminal de bus. Stupeur !!! il n y a aucune compagnie ne proposant le trajet direct vers Cajamarca... Nous sommes exténués. Stéphanie craque, elle pleure tout en exprimant sa colère auprès de l agent qui tient le guichet d une compagnie de transport... je la laisse faire, ça lui fait du bien de s exprimer...
Cela aura au moins permis a Marianela, une jeune femme d un guichet voisin de nous proposer son aide.
En faite, nous devons aller d abord a Chiclayo et reprendre un bus vers Cajamarca. Le problème est que nous n avons plus d argent et que notre carte de fonctionne pas dans les distributeurs... Nous ne pouvons que payer les commerçants en tout cas ceux qui acceptent la mastercard. Marialena nous aide a négocier avec un commerçant pour qu on lui paye 50 soles en carte (la monnaie péruvienne) et qu il nous rende le liquide correspondant.
Nous voila donc avec 50 soles en poche, tout juste de quoi payer notre voyage jusqu’à Chiclayo. Nous prenons le bus de 23h en comptant sur le fait que la ville est plus grande et que nous aurons plus de possibilités pour résoudre notre problème. En tout cas, cela nous permet d avancer.
| Frontière |
| Bureau de l immigration |
Lundi 1 avril
Nous arrivons tôt a Chiclayo, des la descente du bus nous nous dirigeons vers le comptoir de "El Cumbe", compagnie de transport qui nous a amène et qui propose le trajet vers Cajamarca. Bonne surprise ! Nous pouvons payer en carte, nous prenons deux places parmi les dernières dans le bus de 7h00. Nous arriverons vers 13h30 a Cajamarca.
La faim nous tiraille, nous n avons pas un sous en poche mais nous sommes enfin arrives a notre destination...
Nous frappons a la porte du presbytère en espérant recevoir un accueil tel que ceux reçu en Equateur. Le Père Pedro nous accueil et nous amène vers le fond d un couloir ou il nous présente un petite pièce ou seul un lit superpose tient. Le lieu est sale et plein de poussière Une douche et les toilettes justes a cote sentent l urine !!! Nous ne savons que faire : refuser l hospitalité qui nous est offerte ou rester malgré ces inconvénients ? Le Père Pedro nous demande si nous avons manger, il nous offre 10 soles pour que nous puissions déjeuner, c est vraiment gentil !
Nous laissons nos affaires et nous dirigeons vers le centre ville a la recherche de distributeurs, sur trois aucun ne fonctionnent. Nous tentons de négocier auprès d hôtels et de compagnies aériennes pour obtenir du liquide mais tous refusent. Seul un hôtel nous indique que notre carte fonctionnera sans doute mieux dans le centre commercial en précisant que le problème vient des banques. C est en effet au "Quinde", nom du centre commercial, et a bout de nerf que nous nous regardons presque en pleurant de joie devant un distributeur qui nous donne de la monnaie.
Nous nous achetons un paquets de biscuits pour nous donner la force de retourner dans le centre récupérer nos sacs et chercher un hôtel pour nous reposer 2 jours avant de repartir.
Mardi 2 avril
Nous passons la journée tranquillement a se reposer, de laver nos vêtements et reprendre des forces en mangeant des hamburgers pour nous changer du quotidien poulet riz... Nous faisons aussi le plein de nourriture pour les prochains jours de treks.
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